En passant chez Zola
Le matin il faisait un peu fais, mais rapidement le ciel s’est mis au bleu avec un beau soleil.
Ceci explique sûrement la forte affluence pour cette randonnée. Nous sommes 33 participants, sans oublier la vaillante Nala.
Le voyage en train depuis Saint Lazare jusqu’à Verneuil-Vernouillet ne prend que 26 minutes (peu d’arrêts intermédiaires).
Verneuil-sur-Seine est une ville de 16.000 habitants, située en bord de Seine (Triel-sur-Seine est sur la rive opposée), qui prend soin de ses forêts (que nous aurons l’occasion de traverser).
Après avoir quitté la gare nous atteignons l’étang du Gallardon, bien connu des pêcheurs, et le long duquel on peut voir des bases nautiques.


Au deuxième kilomètre, nous nous engageons dans une zone boisée située entre l’étang susnommé et la Seine.
Notre progression est, par moments, entravée par des troncs d’arbres couchés ou par de la végétation.


Au sortir de cette zone forestière nous retrouvons la Seine illuminée par un brillant soleil.

Nous devons nous éloigner de la berge pendant quelques centaines de mètres, faute de chemin.

Un peu plus loin, des péniches et embarcations hors d’usage sont alignées le long du quai.

Sur notre gauche, nous pouvons voir l’île d’Hernière, à laquelle succèdera l’île du Platais.
Et sur notre droite nous passons le long de campings aux noms évocateurs (Les 4 Arpents, L’île du Roi).
Notre route bitumée devient un chemin, et nous approchons de Médan.

Médan est une petite commune de 1300 habitants. Initialement elle s’appelait Medan, sans accent. Mais ceci ne plaisait pas à Émile Zola. Il a alors écrit un livre, intitulé Les Soirées de Médan, qui a eu beaucoup de succès, et qui a conduit à l’ajout de l’accent aigu.
Des personnes célèbres ont séjourné dans ce village : Pierre Ronsard (poète), Bruno Crémer (acteur), Suzy Solidor (icône des années folles), Zanie Campan (actrice), René La Canne (malfaiteur arrêté par Roger Borniche), et bien d’autres.
Mais, évidemment, celui qui a le plus marqué cet endroit, c’est Émile Zola dont on aura à parler plus amplement bientôt.
Mais il est midi passé, c’est le moment de faire la pause repas. Nous nous installons près d’une aire de jeu (désertée). Il y avait de multiples possibilités pour s’installer, et même avec six photos certain(e)s n’apparaitront pas (dont l’animateur).
Restaurés, nous nous dirigeons vers la maison d’Émile Zola. Mais avant cela nous passons devant l’église Saint Germain.


Émile Zola (1840-1902) s’est installé à Médan en 1878. Il y a acheté une maison qu’il qualifiait de cabane à lapins.

Mais avec les gains de ses romans il l’a agrandie et modernisée en ajoutant deux tours.


Sur l’île du Platais (juste en face de Médan) il possédait une autre propriété où il organisait des réceptions. Pour y aller il fallait prendre une barque dénommée Nana.
Nous reprenons notre chemin en empruntant un PR. Pendant deux kilomètres le dénivelé est positif, mais pas vraiment difficile.
Notre objectif est d’atteindre le bois des Bruyères, mais avant cela il faut traverser la D154, une route à fort trafic avec voitures et camions roulant à bonne vitesse. Le groupe fut très discipliné et nous avons aisément passé cet obstacle.
Il n’en sera pas de même pour la traversée de la propriété des Renardières.

Ne pouvant traverser ce lotissement, nous l’avons contourné et avons retrouvé peu après le parcours.
Nous avons alors suivi le GR 1 pour traverser le bois.

Une fois revenus en zone urbaine, nous avons emprunté le GR 26. Avant d’atteindre la gare un escalier de 200 marches nous attendait (mais en descendant).



Merci à tous les participants pour leur bonne humeur.
Merci à ceux ayant apporté des friandises et boissons.
Merci à :
- Merci à Bernadette, Jean-Claude, Annie, Éliane, et Alain (L) pour les photos
- Alain (M) et Thierry qui furent des serre-files intermittents
- Gaby qui m’a assisté avec brio pour l’animation de la rando
À bientôt pour une autre randonnée.
François









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