Retour sur la rando du 2 septembre 2026

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Le lac d’Enghien, les buttes du Parisis et le Moulin de Sannois

Nous nous retrouvons à 25 bipèdes plus 2 quadrupèdes pour cette première randonnée de la saison de 16km avec 180m de dénivelés (IPB 47) parfois un peu raides pour des randonneurs qui ont abusé de la chaise longue pendant les vacances. Nous accueillons Corinne pour une rando d’essai.

Le temps est beau et la température agréable pour cette randonnée que l’on aurait dû faire en juin pendant la canicule et que l’on a bien fait d’annuler car la montée des buttes et leurs sommets sont bien découverts.

A la sortie de la gare d’Ermont-Eaubonne, nous rejoignons le lac d’Enghien après la traversée d’une zone urbaine dont les constructions deviennent de plus en plus chics à l’approche du Lac.

Le lac ne devient vraiment visible qu’après le casino car les belles villas de la fin du XIXᵉ / début du XXᵉ siècle avec accès direct au lac en privatisent la vue.

Le lac actuel est l’héritier d’une zone marécageuse aménagée dès le XIIᵉ siècle, alors appelée « Étang-neuf-sous-Montmorency ». Il est relativement peu profond — environ 2 à 2,55 m — et son tour fait environ 3 km.

L’histoire d’Enghien bascule en 1766, lorsque le père Louis Cotte découvre une source d’eau sulfurée. Ses propriétés conduisent progressivement au développement d’une station thermale. Le premier établissement thermal est construit en 1820 et la commune d’Enghien-les-Bains est officiellement créée en 1850. Le chemin de fer, arrivé en 1846, permet alors de rejoindre Paris en moins d’une demi-heure et accélère considérablement le développement de la station.

Le casino actuel directement installé au bord du lac date de 1909. Il est aujourd’hui encore le seul casino d’Île-de-France.

Jusque-là, la randonnée n’était qu’une balade cool de rentrée de vacances mais les choses se corsent à l’arrivée au pied de la première butte, la butte d’Orgemont qui culmine à 120m. Deux solutions pour atteindre le sommet : la montée directe, 250 marches, ou un lacet un peu plus abordable. Le groupe se divise en 2 et on se retrouve au sommet pour le pique-nique avec une belle vue sur Paris.

Après le pique-nique sous un soleil qui devient chaud, nous continuons vers la butte des Châtaigniers (125m d’altitude) et rebelotte : soit 365 marches pour une montée directe, soit un parcours en lacet. On constate que le parcours en lacet recueille plus de succès.

Les Buttes du Parisis constituent un ensemble de collines boisées situé dans le Val-d’Oise. Elles s’étendent sur 621 hectares et concernent cinq communes : Argenteuil, Cormeilles-en-Parisis, Sannois, Franconville et Montigny-lès-Cormeilles. Elles culminent à environ 170 m et dominent à la fois la vallée de la Seine et la vallée de Montmorency.

Ces collines sont des témoins géologiques : elles ont résisté à l’érosion alors que les terrains environnants disparaissaient progressivement. Sous les couches de sable, de marnes et d’argiles se trouvent plusieurs importantes couches de gypse qui étaient autrefois exploitées à ciel ouvert. L’exploitation se poursuit désormais en souterrain, sous une partie de la butte, afin de préserver la surface et de continuer à alimenter l’usine de plâtre de Cormeilles. Placoplatre indique une extraction d’environ 350 000 tonnes de gypse par an. Les anciennes zones de carrière à ciel ouvert sont progressivement réaménagées en espaces naturels : boisements, prairies, mares, zones humides, vergers, etc.

Ce n’est pas fini, encore un peu de grimpette pour rejoindre le sommet du Mont Trouillet où se trouve le Moulin de Sannois et où nous prenons notre photo de groupe.

Le moulin été construit en 1759-1760 par François Roger, vigneron à Franconville sur un emplacement particulièrement favorable au vent. Il a fonctionné jusqu’à 1866, lorsque les grandes minoteries industrielles ont progressivement remplacé les petits moulins. Ce qui le rend exceptionnel, c’est sa conception : ce n’est pas une simple tour, mais un moulin à pivot (« moulin chandelier »). Toute la partie supérieure, construite en bois, peut pivoter autour d’un énorme axe central afin d’orienter les ailes face au vent. Les ailes transmettent leur mouvement à un grand rouet, puis à tout un système d’engrenages et d’arbres qui entraîne les meules. Les deux meules mesurent environ 1,50 m de diamètre et pèsent chacune plusieurs tonnes. Dans de bonnes conditions de vent, le moulin pouvait moudre 1 à 2 quintaux de grain par heure. Il fallait toutefois un vent d’au moins 30 km/h pour obtenir une puissance suffisante, ce qui n’était pas le cas lors de notre visite.

La ville de Sannois devient propriétaire du moulin à la fin des années 1930 et entreprend sa restauration. Le moulin est inscrit au titre des monuments historiques en 1975. Aujourd’hui, c’est le dernier moulin à pivot d’Île-de-France encore en état de fonctionner.

Il ne nous reste plus qu’à descendre vers la gare de Sannois où nous reprenons notre train de retour.

Merci à tous les participantes et participants pour leur bonne humeur et à Rose et François pour les photos.

Henry

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Commentaires

Une réponse à « Retour sur la rando du 2 septembre 2026 »

  1. Avatar de Nicolas Sylvie
    Nicolas Sylvie

    Bravo pour cette rando que je n’ai pas faite, pour les commentaires intéressants et les photos, surtout les deux dernières du moulin sous un joli ciel bleu moutonnant.
    A bientôt

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