La Rivière Royale (Rambouillet)
Pourquoi « La Rivière Royale » ?
Louis XIV avait besoin de plus en plus d’eau pour alimenter les fontaines et jeux d’eau du parc de Versailles.
Malheureusement, il n’y avait pas de cours d’eau à proximité du château.
Sous la direction de Colbert, puis de Louvois, plusieurs projets seront entrepris :
1) 1676-1686 : captage de l’étang de Clagny et des eaux de la Bièvre ;
2) 1675-1685 : captage des étangs de Trappes (Saint Quentin) et Bois d’Arcy
3) 1678-1685 : captage des eaux de la Seine (machine de Marly)
4) 1680-1685 : captage des étangs inférieurs (Trou salé, Orsigny, Saclay)
5) 1683-1685 : création et captage des étangs supérieurs et le réseau gravitaire
(Hollande, Saint Hubert, Le Perray, La Tour, D’Or)
6) 1685-1688 : projet très avancé du canal de l’Eure, mais abandonné (les soldats employés comme terrassiers doivent partir en guerre).
La Rivière Royale est le nom donné aux aménagements hydrauliques du projet relatif aux étangs supérieurs. Ce projet a été réalisé sous la supervision de Louvois. Il est composé de rigoles de drainage alimentant des étangs (créés pour l’occasion), et ceux-ci se déversant sous l’effet de la gravité, à travers digues et aqueducs, jusqu’à l’étang de Saint Quentin.
Notre randonnée débute à l’étang du Perray, puis se dirigera vers l’étang de La Tour en longeant l’aqueduc de la Vieille Église et nous continuerons jusqu’à l’étang d’Or en suivant la Drouette.
Enfin nous quitterons la Rivière Royale pour rejoindre la gare de Rambouillet.

Nous sommes 24 randonneurs (et Lupo) au départ de ce parcours. La majeure partie du groupe a pris le train à la gare Montparnasse, et quelques aventureux nous ont rejoint à la gare de La Verrière.
En arrivant à Le Perray quelques lambeaux de brume restent accrochés ici ou là. Mais ils vont vite disparaitre, car nous bénéficions rapidement d’un beau soleil et d’un ciel bleu.
A peine sortis de la gare nous voilà à l’étang du Perray. Nous le longeons en suivant le GR1C.



Arrivés à son extrémité nous continuons le long d’une rigole et traversons un petit pont.


Pendant environ 4 kilomètres nous marchons dans une large allée (souvent boueuse), avec une rigole de drainage en son milieu, située au-dessus d’un aqueduc souterrain.


En chemin des petites pauses sont nécessaires pour reprendre des forces, mais rapidement nous continuons notre route.


Il est à noter que les rigoles ont des aspects très différents selon les saisons.

Après avoir admiré comment la nature reprend ses droits sur les pilonnes électriques,

nous poursuivons notre chemin jusqu’à la rigole des Pieds-Droits, imposant ouvrage maçonné servant à faire circuler l’eau entre les étangs.

Nous prenons alors un petit sentier bien tortueux qui nous mène à l’étang de La Tour.


Cette large étendue d’eau est très fréquentée par les pêcheurs.
Elle est aussi très bien aménagée, et nous pouvons nous installer autour de tables, très accueillantes, pour notre déjeuner au bord de l’eau et sous le soleil.


Merci à toutes et tous pour les gâteries que nous avons eu en abondance.

Le repas terminé, nous finissons de contourner l’étang de La Tour, et entrons dans la forêt pour trouver sur notre droite la rivière La Drouette (affluent de l’Eure).
Son nom ne provient pas d’une mauvaise prononciation du mot «« brouette », mais est dérivé du mot Droue qui signifie « cours d’eau ».


Pendant 4 kilomètres nous suivrons La Drouette jusqu’à ce qu’elle se jette dans l’étang d’Or. Cet étang est de taille modeste, mais lui aussi alimentait Versailles.


Nous faisons une dernière pause avant de quitter la forêt, et en profitons pour faire la traditionnelle photo de groupe sous la direction bienveillante de Jeannine.

Il reste encore un bon kilomètre pour rejoindre la gare de Rambouillet.
Par chance, nous avons peu à attendre pour attraper le train du retour.
Merci à Jeannine, Bernadette et Jean-Claude pour les photos.
Et merci encore à notre serre-file du jour : Jeannine.
François



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